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Robert Silverberg
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Robert Silverberg

🇺🇸 Américain

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Romans référencés

// Biographie

Robert Silverberg, né en 1936 à New York, est l'une des figures les plus fascinantes de la science-fiction américaine. Serein et mesuré, d'une désarmante lucidité, toujours conscient de la lourdeur mécanique terrestre alors que son regard demeure perpétuellement songeur, Silverberg semble rêver d'un monde d'ivresse et de dissemblance.

Sa carrière se déroule en deux temps radicalement différents. Dans les années 50 et 60, il est un fournisseur prolixe des pulp magazines — des centaines de nouvelles, des dizaines de romans alimentaires, publiés à une vitesse industrielle sous divers pseudonymes. Il gagne bien sa vie. Il s'ennuie.

La mutation des années 70

À partir de la fin des années 60, quelque chose se brise — ou s'ouvre. Silverberg abandonne la production de masse pour des œuvres plus ambitieuses, plus personnelles, plus littéraires. Dying Inside (1972) — Mourir en dedans — sur un télépathe qui perd ses pouvoirs en vieillissant, est considéré comme son chef-d'œuvre : un roman sur la perte, la solitude et la condition humaine, camouflé en SF.

Lord Valentine's Castle (1980) marque un nouveau tournant : l'épopée planétaire de Majipoor, monde gigantesque peuplé de dizaines d'espèces intelligentes, renoue avec le plaisir de l'aventure sans sacrifier la profondeur psychologique.

Un classique vivant

Silverberg est l'un des rares auteurs de sa génération à avoir su se renouveler constamment tout en restant profondément lui-même. Multi-primé (Hugo, Nebula, Locus), il reste une référence absolue pour tout amateur de SF littéraire exigeante.