// Chronique
Un chef-d'œuvre intemporel
Dune est sans doute le roman de science-fiction le plus influent jamais écrit. Publié en 1965, il a inauguré une approche radicalement nouvelle du genre : une écologie politique complexe, une religion syncrétiste fascinante, et une galerie de personnages d'une profondeur rare.
Herbert a construit Arrakis sur six ans de recherches sur les écosystèmes désertiques des dunes de l'Oregon. Le résultat est un monde qui respire, qui transpire, qui vit.
L'épice comme métaphore
L'épice — la mélange — n'est pas seulement un MacGuffin narratif. C'est une métaphore limpide du pétrole, de la dépendance mondiale aux ressources rares, du colonialisme et des guerres qui en découlent. Herbert écrivait en 1965, mais il parlait de notre monde avec une précision troublante.
"Je dois ne pas avoir peur. La peur est le petit mort qui amène l'oblitération totale."
Verdict
Un monument. À lire, relire, étudier. La saga continue sur six volumes, mais ce premier tome est une œuvre complète en lui-même.
