// Biographie
China Miéville est né le 6 septembre 1972 à Norwich, en Angleterre, mais a passé la majeure partie de sa vie à Londres. Docteur en relations internationales de la London School of Economics, il est aussi un militant socialiste engagé — ce qui marque profondément une œuvre à la frontière de la fantasy, de la SF et de l'horreur.
Son premier roman, Le Roi des rats (1998), introduit un style viscéral et politisé qui ne ressemble à rien de ce qui se fait alors dans le genre. Mais c'est avec Perdido Street Station (2000) — Grand Prix de l'Imaginaire, prix Arthur C. Clarke, prix British Fantasy — qu'il s'impose comme le chef de file d'un nouveau mouvement littéraire : le New Weird.
Bas-Lag : un monde d'une richesse inouïe
L'univers de Bas-Lag — qui accueille Perdido Street Station, The Scar et Iron Council — est l'une des créations de worldbuilding les plus originales de la fantasy contemporaine. New Crobuzon, sa ville-monde tentaculaire, mêle vapeur et magie, insectes géants et révolution ouvrière, dans un foisonnement d'idées qui donne le vertige.
Miéville revendique une fantasy anti-Tolkien : pas de quêtes héroïques, pas de manichéisme confortable, pas d'élus — mais des conflits de classe, des corps mutilés, des révolutions écrasées.
Un styliste hors norme
Au-delà du worldbuilding, Miéville est d'abord un styliste. Sa prose est dense, inventive, parfois brutale — toujours précise. Ses créatures, ses lieux, ses concepts sont nommés avec une imagination lexicale stupéfiante. The City & The City (2009), thriller de SF minimaliste sur deux villes occupant le même espace physique, lui vaut le prix Hugo, le Nebula, le Clarke et le World Fantasy Award la même année.
